Nos ancêtres paléo et le secret du bien-être

Catégories Alimentation

Introduction :

 

Quand cela a t-il dérapé ? Quand avons-nous commencé à nous oublier nous-mêmes ? Quand avons-nous voulu changer notre nature en nous greffant des extensions de notre corps , je veux parler de la technologie? Au début, cela paraissait peut-être une bonne idée car l’humanité a eu de nombreux maux à affronter mais au final, cela a t-il amélioré notre santé, nos capacités adaptatives ? Devant le tableau que brosse l’OMS de la santé et du bien-être de l’homme occidental, il semble que non. Obésité croissante, maladies cardiovasculaires, diabète, cancers en masse (qui n’a pas eu un proche ou un proche de proche touché par cette pandémie ?), maladie d’Alzheimer, anxiété, maladies psycho-somatiques deviennent la normalité pathologique de notre vie.

Pourquoi se réapproprier la santé ?:

Certes nous ne mourrons plus de la peste ou du choléra mais nos cellules se nécrosent sans que l’on sache trop pourquoi alors que nous vivons dans une société de confort et d’abondance ! Face à  ces problèmes, nous comptons sur la technologie des laboratoires pharmaceutiques pour nous remettrent sur pieds. Seulement le souci est que pour résoudre un mal, le médicament va vous en occasionner plus d’un. Nous avons tous levé bien haut les sourcils en lisant la liste des effets secondaires qu’un médicament (soit disant bénéfique) peut engendrer…

N’y a t-il pas d’autre moyen de retrouver notre pleine santé sans recourir à ces pillules ou à des techniques médicales invasives ? Et bien la réponse est oui ! Et rien ne le sait mieux que la mémoire de vos cellules et de votre ADN. Ce moyen c’est un changement d’alimentation basé sur celui de nos ancêtres du paléolithique. Celui-ci est un contre-pied radical aux injonctions alimentaires d’aujourd’hui qui véhiculent des contre vérités qui nous rendent apathiques, en surpoids et malades.

Il ne s’agit pas ici d’un habituel « c’était mieux avant » mais de faits. Notre alimentation trop sucrée et céréalière n’est pas efficiente à nous mainenir en santé.  Notre condition physique est mauvaise alors que «  nos ancêtres chasseurs-cueilleurs étaient robustes et minces. Ils connaissaient aucune maladie chronique – diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers, Alzheimer, maladies auto-immunes… Et contrairement à une idée reçue, ils ne mourraient pas à 20ans ».[1]S’ils mourraient tôt c’était à cause d’accidents de chasse ou de lutte contre d’autres peuplades car sur ce plan la vie était plus risquée et violente. (Il faut ajouter que certaines maladies comme la peste,  la lèpre, le choléra, la tuberculose sont nées beaucoup plus tard lorsque des foyers d’infection ont été générés dans des cités insalubres où les conditions de promiscuité ne respectaient pas les règles fondamentales de l’hygiène).

Le régime paléo anachronique ?:

Certains nous répondrons que les choses ont changé et que nous ne pouvons plus vivre ainsi. Ce à quoi nous rétorquerons que deux ou trois milliers d’années de civilisation sont une courte période en termes d’évolution. Ils ne peuvent effacer des milliers d’années de programmation génétique modelant notre corps pour survivre grâce à tel régime alimentaire et à une dose massive d’exercices physique variés. Ce constat étant fait, nous nous proposons d’exposer les  grandes lignes des bienfaits d’un mode de vie paléo. Ainsi chacun pourra le tester et se rendre compte par lui-même du bien-être qu’il en retirera, c’est-à-dire mincir, retrouver une silhouette athlétique, acquérir une propédeutique à la bonne santé et être plein d’énergie.

 

  1. Une philosophie alimentaire à contre courant :

Tout d’abord, il nous faut jeter un pavé dans la mare en proscrivant ou du moins en réduisant un certain nombre d’aliments. Ces derniers ont fait notre malheur en nous coupant des nutriments naturels et d’une alimentation riche et variée via différents facteurs.

Prenons par exemple en premier les plats préparés. Ces derniers sont remplis de sucres, d’exhausteurs de goûts et de colorants artificiels. Le temps qui nous fait défaut nous pousse à nous alimenter à coups de plats tout faits industrialisés passés au micro ondes sans en connaître ni la provenance ni la composition. Ces plats n’apportent que peu de vitamines et de nutriments, éliminés par les divers procédés de préparation et conservation utilisés. Elle ne procure que la sensation de satiété due à la dilatation de la paroie de l’estomac

1.1 Les produits laitiers : des amis pour la vie ?

Second aliment à fortement modérer : les produits laitiers. Examinons un peu les argments en leur défaveur. Attardons nous d’abord sur leur utilité. Même si le génome s’est habitué à la tolérance au lactose (encore non systématique selon les personnes) depuis 7500 ans qu’est apparu l’élevage les chercheurs s’interrogent.« Les scientifiques qui étudient la cellule et le vieillissement au M.I.T. de Boston comme David M. Sabatini et des médecins comme Bodo C. Melnik, de l’université d’Osnabrück doutent que nous soyons adaptés aux grandes quantités de lait de l’alimentation actuelle. En fait, le lait de vache ne serait pas conçu pour l’homme mais un moyen efficace de favoriser, tout au long de l’évolution, la croissance des bovins dont la progéniture doit rapidement grandir. C’est  pourquoi le lait fait grimper la glycémie par ses acides aminés et intime aux cellules du corps de proliférer. Cela provoque une réaction hormonale. Nous ingérons ainsi avec les produits laitiers des substances de signalisation qui pilotent la gestion énergétique et la croissance des cellules. En conséquence, le lait peut, par son action sur la croissance, favoriser certaines affections telles que le surpoids le diabète, l’acné et le cancer. Les composants protidiques de la viande et du poisson, pourvoyeurs de protéines structurelles, n’ont pour leur part guère de tels effets »[2]. Il n’y a pas mieux pour prendre des kilos.

1.2 Le lait champion du calcium ?

Quels sont ses apports ? Il est dit que nous avons besoin pour nous fournir en calcium et curieusement les occidentaux qui consomment de nombreux produits laitiers présentent néanmoins un taux élevé d’ostéoporose. Il faut savoir que pour la santé des os le magnésium, le potassium et les vitamines D et K sont aussi importantes. Or, cette consommation excessive freine notre capacité à absorber le magnésium car ces deux éléments empruntent les mêmes voies d’absorption et se font donc concurrence. Les produits laitiers qui certes sont riches en calcium entravent notre bien-être en le surchargeant. Nos ancêtres paléo avaient les os solides car ils se déplaçaient beaucoup, condition première de la synthèse du calcium.  Le jour ils étaient dehors à la lumière, ils ne manquaient pas de vitamine D et tiraient la quantité de calcium des végétaux, de noix et de graines. Une portion de brocoli (200G) en contient davantage qu’un pot de Yaourt( 150G). Enfin, les produits laitiers sont acidifiants, ce qui freine encore l’absorption du calcium. Pour couvrir vos besoins, mieux vaut consommer des aliments alcalins comme les noix, les oranges, les légumes verts à feuilles, le brocoli, la patate douce.

1.3 Le miroir aux alouettes des céréales :

Troisièmement, prenons conscience du problème majeur que représente la consommation de céréales. Dans les céréales la majorité des calories se présente sous forme de glucides qui font monter rapidement la glycémie. Sachez que notre système hormonal ainsi que nos gènes d’homo sapienssont malmenés par une alimentation riche en glucides. Après avoir mangé, ce beignet, ce croissant, cette brioche, ce pain ou ce bol de céréales votre pancréas va libérer de l’insuline pour réguler la glycémie et stocker le glucose sous forme de glycogène musculaire ou hépatique ou le convertir en graisses. Si cette expérience se reproduit souvent vous grossissez, devenez résistant à l’insuline et développez un syndrome métabolique. Mais attardons nous sur le fonctionnement de l’insuline car de là vient notre malaise alimentaire.

Les récepteurs des cellules utilisent l’insuline comme une clé pour déverouiller les pores des membranes cellulaires. Les nutriments peuvent alors être stockés à l’intérieur des cellules. C’est une manière de rassembler les nutriments dont elles ont besoin, d’éliminer le glucose superflu du sang (toxique) et de le stocker sous forme de carburant. Malheureusement, si vous produisez trop d’insuline sur une longue période, ce qui arrive avec les régimes modernes riches en glucides, plusieurs problèmes surviennent.

1.4 Pourquoi le surpoids ?:

Tout d’abord, les cellules musculaires et hépatiques sont incapables de stocker une grande quantité de glycogène (forme stockée du glucose). Une personne peut stocker en moyenne 400g de glycogène dans le foie ou les tissus musculaires. Lorsque ces derniers sont remplis de glycogène, le glucose subsistant dans le sang et non utilisé en tant réel est converti en triglycérides dans le foie ou stocké en adypocytes. Quand le taux d’insuline dans le sang est élevé, les adipocytes stockent le glucose superflu mais aussi les graisses ingérées lors de notre dernier repas. En outre, un taux d’insuline élevé donne aux adipocytes le signal de ne pas libérer les graisses mais de les conserver. Si les repas continuent à générer beaucoup d’insuline, les adippocytes enflent et vous grossissez.

Les personnes inactives ont généralement une grande quantité de glycogène stocké dans le foie et les muscles. Comme elles n’ont pas l’habitude de brûler de l’énergie et reconstituent mal les réserves d’énergie à partir de l’alimentation, leur insuline achemine directement les glucides et les graisses ingérées vers leur destination finale, les adipocytes, après avoir traversé le foie. Cette libération excessive d’insuline supprime tellement vite le glucose dans le sang que cela entraîne une léthargie physique et mentale dans l’après midi. Testez une repas à base de courgettes frites à l’huile de coco avec des gésiers par exemple et expérimentez votre endurance tout au long de la journée !

Voici les grandes sources alimentaires de nos problèmes de manque d’énergie et de surpoids qui nous entravent[3]et perturbent nos systèmes physiologiques depuis 10000 ans[4]. Nos systèmes sont plus habitués à un régime riche en lipides et pauvre en glucides.

1.4 Se réconcilier avec le gras :

Le premier pas vers le bien-être grâce au modèle paléo est donc la suppression de ces aliments ou du moins une forte réduction. Etant donnée notre habitude (en termes d’une vie), pour maximiser le bien-être et pour ne pas faire de ce régime une prison il est préférable d’adopter la répartition 80%-20%. Il est donc préférable aussi et de façon iconoclaste de préférer les lipides aux glucides. La plupart des recherches sérieuses montrent que les conseils exhortant à consommer peu de lipides sont parfaitement injustifiés. Consommer de bonnes graisses d’origine animale et végétale favorise le fonctionnement optimal de l’organisme. En outre, l’ingestion de lipides permet de se sentir rassasié et satisfait, ce qui n’est pas le cas avec les glucides. Ce sujet controversé suscite de nombreuses oppositions car il y a débat sur ce que sont les bonnes et mauvaises graisses. Mais l’injustice se situe dans le dénigrement de toutes les graisses à cause  des taux record d’obésité, de maladies cardiaques et de cancers. Ceux-ci sont dus  à une alimentation élevée en glucides raffinés et graisses transformées. Une analyse précise de toutes les huiles et graisses alourdirait trop notre article et feront l’objet d’une prochaine rédaction Nous nous contenterons de dire que notre régime moderne est caractérisé par un déséquilibre patent entre oméga-3 et 6. Nous ingérons beaucoup trop d’oméga-6 (présents dans les plats transformés, les huiles polyinsaturées et les viandes issues d’animaux nourris aux céréales). En contrepartie trop peu d’oméga-3 (présents dans les poissons gras, les œufs, la viande issus d’animaux nourris en pâturages e les compléments alimentaires). Enfin ne nous trompons pas de débat. Si vous consommez trop de glucides (entre 150 et 300g par jour ou davantage) et produisez beaucoup d’insuline et mangez une quantité appréciable de graisses parallèlement à cette alimentation riche en glucides, votre consommation de graisses vous fera grossir.

  1. Une façon de bouger fidèle à nos gènes :

Etre en pleine santé, mince et posséder un maximum d’énergie, nos ancêtres paléo correspondaient à cette desription de par leur mode de vie. Nous dirons 70% grâce à leur mode alimentaire et 30% grâce à leur façon d’utiliser leur corps. Si vous voulez améliorer votre vie sur la forme comme sur le fond, il vous faut analyser la façon la plus appropriée de faire de l’exercice.

2.1 Une génétique de l’endurance :

Nos ancêtres passaient leur temps à se déplacer. Ils chassaient, cueillaient, fouillaient, vagabondaient, exploraient, grimpaient, rampaient. Ils avaient une activité de faible intensité qui a agi sur leurs gènes pour qu’ils renforcent le réseau des petits vaisseaux capillaires. Ces derniers permettaient de fournir de l’oxygène à chaque cellule musculaire et de convertir facilement la graisse accumulée en énergie. Ils n’entamaient pas leurs réserves d’énergie et de glycogène musculaire avec des efforts soutenus et réguliers d’une intensité modérée à intense. Ce comportement contre-productif aurait pu le rendre vulnérable à un prédateur, à la faim ou à d’autres événements malheureux. Nous avons été programmés pour marcher et courir de temps en temps après quelque chose ou pour échapper à quelque chose.

2.2 Les excès de la modernité :

De nos jours, la plupart d’entre nous sont soit sédentaires soit sous l’emprise de sessions d’entraînement très stressantes visant la performance. Elles se déroulent souvent à plus de 75% de la fréquence cardiaque. Elles occasionnent souvent de blessures ou des burn-out car notre société a pris l’habitude, pour maintes raisons, d’ignorer les signes d’épuisement. Cela rend l’activité physique antagoniste au bien-être. Nos corps ne sont pas faits pour des exercices chroniques à un rythme cardiaque intense ou inconfortable. Lorsque c’est le cas le pic de cortisol, l’hormone de stress augmente. Elle accélère le rythme respiratoire, la circulation sanguine et transforme le tissu musculaire en glucose pour obtenir de l’énergie rapidement. D’où surentrainement, épuisement et maladie. Nous abusons donc d’un système génétiquement programmé pour réagir aux urgences comme de se retrouver face à un prédateur. Malheureusement quand le stress important sur l’intensité de l’urgence se répète trop souvent les glandes surrénales produisent trop de cortisol. Cela est du soit à cause du rythme de la vie moderne ou d’une succession d’entrainement trop durs. Cela entraîne une baisse d’énergie, une fonte du tissu musculaire d’un dysfonctionnement du système immunitaire et d’un état génral de burn-out.

2.3 Quelles corrections adoptées ?

Nos gènes apprécient les mouvements fréquents effectués à un rythme lent et agréable comme la marche, la randonnée, le vélo . La fréquence cardiaque doit être entre 55 et 75% de la fréquence cardiaque maximale. Ces efforts sont moins pénibles que les souffrances que s’inflgent des personnes en salle et qui sont censées mener à la forme. Nous avons été amenés à le penser mais cela ne semble pas être la vérité. Efforcez-vous de bouger tous les jours de façon modérée.

2.4 Le pendant des efforts musculaires brefs :

Parallèlement à cela nos ancêtres se sont habitués à des efforts courts et intenses. Ils rapportaient au camp des objets trouvés, grimper aux arbres, pour explorer leur environnement, construire, etc. Il est bienvenu d’ajouter à vos séances physiques logues et modérées des séances de renforcement musculaire brèves et intenses. Ces exercices devraient être polyarticulaires. Une fois la stratégie alimentaire paléo adoptée il ne faudra pas énormement de temps pour entretenir une excellente résistance musculaire globale et fonctionnelle.

2.5 Les avantages de la musculation brève et intense :

Une séance brève et intense stimulera la libération d’hormones adaptatives, en particulier la testostérone et l’hormone de croissance qui suscitent maigreur, énergie et jeunesse. Une séance de trente minutes max suffira alors que de longues séances stimuleront la cortisol source d’épuisement et de problèmes métaboliques. Il est donc conseillé de modérer la difficulté des séances en fonction  du niveau d’énergie et de ne pas aller au-delà des motivations. Si l’énergie est au rendez-vous il vaut mieux intensifier les séances que les multiplier. Même des séances d’entraînement de force très courtes, de l’ordre de 10mn, peuvent avoir de réelles répercussions sur la transformation et le bien-être de l’organisme. Les recherches modernes confirment l’hypothèse paléoen montrant que les efforts brefs et intenses et occasionnels ont un effet plus profond. Que ce soit sur la forme en général ou sur la perte de poids, ils sont même plus efficaces que de longues séances de jogging. Ce phénomène est dû à une augmentation de la vitesse métabolique, à une suppression de l’appétit, au développement du tissu musculaire maigre consommant davantage de calories.

 

Conclusion :

Le mode de vie paléo est un ensemble organique qui recèle encore de nombreuses dimensions comme le fait de savoir s’exposer au soleil, comment bien dormir, prendre le temps de jouer, etc. Cette initiation, avait pour but de mettre l’accent sur les deux piliers qui en font l’originalité et l’efficacité. La façon de s’alimenter et de bouger sont primordiales pour avoir un corps mince, en santé et plein d’énergie. Certes les contextes et les nécessités ne sont pas les mêmes mais cela est surtout le fait d’une soumission aux injonctions de la technologie moderne et du lobbying publicit   aires. Nous pouvons être moins sédentaires, plus raisonnés dans nos entraînements, nous passer de voiture, d’escalator. Il est possible d’écouter notre niveau d’énergie et d’opter pour des mouvements polyarticulaires plutôt que très ciblés comme les fanatiques du gros biceps. Nous pouvons nous approprier notre régime alimentaire en nous informant différemment pour comprendre notre physiologie et trier, dans ce qui nous est proposé,  de quoi générer notre bien-être. Toute cette cohérence vient de ce que notre mémoire génétique vieille de plusieurs milliers d’années est encore là et sensible au fonctionnement qui a permis à l’epèce de survivre..

[1]Mark Sisson, Le Modèle paléo, Editions Thierry Souccar, 2012, 4ede couverture

[2]Elisabeth Lange, Le Régime Paléo, Vigot, 2016, p.22

[3]Yuval Noah Harari, Sapiens. A Brief History of Humankind, Penguin Random House, 2011, p.91-92 « Nous n’avons pas domestiqué le blé.Il nous a domestiqué. (…)Comment le blé a t-il pu nous convaincre d’échanger une vie plutôt bonne pour une existence misérable ? Qu’a t-il offert en retour ? Il ne nous a pas offert un meilleur régime. Souvenez-vous les humains sont des singes omnivores qui piochent dans une large diversité d’aliments. Les graines ne représentaient qu’une petite fraction de l’almentation humaine avant la révolution agricole. Un régime basé sur des céréales est pauvre en minéraux et vitamines, difficile à digérer et très mauvais pour les dents et les gencives. Le blé n’a pas apporté non plus de sécurité économique. La vie d’un paysan est moins sécurisante que celle d’un chasseur-cueilleur. Ces derniers pouvaient compter sur des dizaines d’espèces pour survivre. Les sociétés de  fermiers ne pouvaient compter pour leur apport calorique, jusqu’à une époque très récente, que sur une faible diversité deplantations maîtrisées, dans plusieurs régions ils necomptaient que sur une récolte de blé, de pommes de terre ou de riz. Si la pluie manquait, si des nuages de criquets arrivaient ou si un champignon infestait la récolte les paysans mourraient par milliers ou millions » (Traduction personnelle)

[4]Jared Diamond, De l’inégalité parmi les sociétés. Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire, Gallimard, 2000, p.150 « Les archéologues ont établi que les premiers agriculteurs étaient plus petits et moins bien nourris, souffraient de maladies plus graves et mourraient en moyenne plus jeunes que les chasseurs-cueilleurs qu’ils remplaçaient. Si ces premiers cultivateurs avaient pu prévoir les conséquences de l’adoption de la production alimentaire sans doute se seraient-ils abstenus »

Pour confirmation des principes paleo voir Barefit en CLIQUANT ICI

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •   
  •   
  •   
  •   
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.